10/11/2013

BRUXELLES: ACCORD POLITIQUE SUR LA 4G.

 


Le gouvernement bruxellois a trouvé un accord sur le développement de la 4G dans la capitale. La norme de 3 Volts par mètre actuellement en vigueur a été réajustée.

Chaque opérateur aura à disposition trois "mannes" de 3 volts par mètre: une pour la 2G, une pour la 3 G et une pour la 4G. Mais il ne pourra pas excéder, en tout, un total de 6 volts par mètre. C'est un compromis entre principe de précaution pour la santé et développent technologique.

Autre élément de l'accord: la mise sur pieds d'un collège d'experts indépendants (composé de scientifiques, de médecins et de techniciens) pour faire rapport au gouvernement bruxellois, chaque année, de l'évolution du réseau et de problèmes éventuels.

Enfin, la Région proposera aux opérateurs certains bâtiments publics pour y placer des antennes. Sont exclus d'emblée : les bâtiments jugés "sensibles" (comme les crèches, les écoles ou les hôpitaux par exemple).

Réaction prudente des opérateurs

Les grands opérateurs télécoms se montrent prudents mais affichent un état d'esprit positif quant aux modifications relatives aux normes d'émission. "C'est un pas dans la bonne direction", estiment tant Mobistar que Belgacom. L'opérateur historique espère pouvoir proposer un réseau 4G dans la capitale dans le courant de l'année prochaine. Base se montre plus critique vis-à-vis de la décision des autorités bruxelloises.

Mobistar s'abstient pour l'instant de s'exprimer sur les aspects techniques du dossier. "Nous effectuerons une analyse approfondie", explique une porte-parole. Elle souligne que le plus important demeure de remplir au mieux les besoins des consommateurs et entreprises aujourd'hui comme pour l'avenir.

"Il est positif qu'une volonté politique ait permis de débloquer le dossier. C'est important car ce dossier dort depuis un moment, aux dépens du consommateur", ajoute-t-elle.

Belgacom commente l'annonce du gouvernement bruxellois comme un "pas dans la bonne direction". Le leader du marché propose déjà le réseau 4G dans plus de 130 communes et espère pouvoir rapidement y ajouter Bruxelles. Un porte-parole de Proximus indique cependant que les nouvelles règles doivent encore être approuvées et que des permis doivent encore être accordés.

Base est l'opérateur qui se montre le plus critique. Il déplore ainsi que les opérateurs n'aient pas été consultés et s'inquiète des perspectives d'avenir et des évolutions technologiques qu'offre cette décision. Base craint également un problème d'insécurité juridique quant à la répartition du spectre entre les opérateurs.

Un pas en avant pour l'Open VLD, mais un pas en arrière pour le MR

Les normes bruxelloises en vigueur pour les réseaux 2, 3 et 4G sur lesquelles la majorité bruxelloise est tombée d'accord constituent un pas en avant, a affirmé vendredi Els Ampe, chef du groupe Open VLD, dans la majorité à la Région, qui avait jusqu'ici contesté les pistes avancées par la ministre Evelyne Huytebroeck. Pour le MR, dans l'opposition, c'est au contraire un pas en arrière par rapport à la proposition avancée par le chef du groupe Vincent De Wolf.

Els Ampe s'est réjouie de cet "assouplissement de la norme de rayonnement qui rendait la mise en œuvre de la 4G à Bruxelles impossible". Elle a toutefois fait part de souhait d'aller plus loin à l'avenir pour rendre également les futures technologies possibles.

La députée libérale flamande a rappelé que c'est à l'exception de l'Open VLD, que le parlement bruxellois avait souscrit à la norme de rayonnement actuelle maximale pour les antennes GSM dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Même satisfaction dans les rangs du CD&V dont le chef de groupe Brigitte Depauw a estimé que le compromis rencontrait les besoins des opérateurs, et aurait des conséquences indirectes positives sur l'emploi, sans nuire à la santé des habitants.

Vincent De Wolf (MR) a jugé que le compromis de la majorité allait moins loin que sa proposition approuvée par les milieux scientifiques et économiques. Celle-ci prévoit, par technologie, un taux d'émission deux fois inférieur (2,12 V/m) à celui annoncé par le gouvernement. La proposition libérale instaurait également un taux d'émissions maximal (20,6 V/m) incluant l'ensemble des ondes émises: téléphonie, radio, télévision, et prévoyait un taux maximal de 7 V/m au sein des lieux de vie.

RTBF

   

Mis à jour le vendredi 12 juillet 2013 à 15h19

14:58 Publié dans CEM | Lien permanent | Commentaires (0)

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